Scraptophile

miércoles, 26 de diciembre de 2007

Noel a beau être ultra surréaliste ici en plein été, peu importe, Tao a démonté ses paquets cadeaux. Il se retrouve avec un set de percussions locales à faire palir tout orchestre de Salsa qui se respecte, un ours blanc gigantesque, des habits en pagaille, et un jouet indescriptible destiné à le faire marcher. Mmmm...



Tao, également, continue son chemin de croissance, car sur sa gencive inférieure on distingue maintenant une dent! Et oui, première dent, et je peux vous dire que c'est pas une dent de merde... c'est de la sacré bonne came, du solide, tranchante comme les sabres de kill bill, et solide comme de la kriptonyte!

miércoles, 28 de noviembre de 2007

Le triptyque Mère ...


Fils ...


Univers ...

Les repas ...





lunes, 26 de noviembre de 2007

Little boy blue


Tao guapo

La dernière évolution majeure est que Tao s'assied. Et il tient assis... Le pelvis s'est donc développé, les isquions jouent leur rôle à merveille, et la colonne avec notamment les lombaires semblent huilées parfaitement Et l'abdomen commence à prendre forme. Premières sensations d'équilibre, découverte de la gravité, Tao se régale!




Une beauté cristalline...

Tao a 6 mois

Rock and roll !



domingo, 25 de noviembre de 2007

Tao lindo

Trop de temps depuis les dernières photos... alors celles-ci seront encore plus belles




domingo, 11 de noviembre de 2007

Waves in the sky


La fluidité du scooter chevauchant entre les voitures qui bouchonnent, et la liberté du smile qui hantait notre visage laissait présager de bonnes choses. Pour ma part, c'etait la première fois que j'allais dans ce coin de Santiago. Si loin, dans la cordillère. La magie du moment était renforcée par l'heure idéale: 20h30, cloturant une nouvelle journée de soleil grandiose.
Puis nous arrivâmes cheveux au vent au Stade San Carlos de Apoquindo... bouche bée et yeux hagards. Imaginez un stade posé comme par enchantement sur un promontoire de Santiago, ville qui s'étend toujours plus vers la cordillère des Andes. Le stade est situé en contrebas, directement dans la pente des premières montagnes andines. La lumière du moment flirtait entre le clair obscur, et les premières étoiles jaillissaient dans le ciel, témoin privilégié de ce qui allait suivre.
Car ce qui allait suivre ne s'inscrit dans rien de réellement descriptible, mais appartient au domaine impalpable d'une vibration subtile, échappant à l'enfermement d'un souvenir, pour mieux appartenir à la pureté d'une réalité de cristal. Dans cet equinoxe magique où astres et atomes sont les mêmes acteurs d'une danse sans fin, il semble que tous les grands de ce monde, les gardiens des clés de la gnosphère, avaient laissé ouverte une brêche pour que la connection ait lieu.
Et la connection a eu lieu.

Bjork est entrée sur scène avec tous ses musiciens, dans des habits d'un 14ème siècle futuriste. Les décors et les habits nous propulsaient en plein amazone polaire, une sorte de jungle glaciale, où toute la végétation n'existe que par son absence irréelle.
Dès les premières notes de musique, et dès les premières cassures rythmiques, ce fut comme si la terre laissa échapper un soupir pur, dont les musiciens sur scène se servaient pour mieux alimenter leurs cuivres et machines. Un récital de magie et de fantaisie débutait. L'oeuvre débutait, et Frank Zappa, Mozart, Einstein, Picasso, Bouddha, Kasparov, Dali, Beaudelaire,Les frères Cohen, Coltrane, et Alice au pays des merveilles, pour ce citer qu'eux se joignaient à la danse comme pour mieux s'unir avec une bulle totale qui contenait tout.
Pieds nus, chantant incroyablement, Bjork était la fée de ce conte, l'oracle de cet opéra hallucinant. Elle était l'écrivain de cette histoire fantastique et dramatique, venue tout droit de son Islande nous peindre sa fresque cosmique. Car il y a du cosmos dans sa musique, c'est indéniable. Sa voix galactique doit servir de phare astral à tout ce que nous ne savons pas qui existe, à tout ce qui nous dépasse.

domingo, 4 de noviembre de 2007

Fusion

Au menu, hier soir par chez nous :

Filet de saumon mi-cuit ni cru, le genre patibulaire, tu vois, mais presque. Saumon vapeur aromatisé au curry et laurrier, saupoudré de lamelles de fraises fraîches.
Lit de haricots verts vapeur, blottis dans une sauce brocoli-courgette-gingembre.
Petits canapés de fromage de chêvre frais - fraise. Poudre de menthe sèche...

Le genre de choses agnostique, tout en intuition.

viernes, 19 de octubre de 2007

Happy days a la playa





... dans l'obscurité ...



... dans la musique ...



... Tao est la lumière ...

Flashback de Buenos Aires




miércoles, 17 de octubre de 2007

El numero 163

Si je jette un oeil par dessus mon épaule, et que mon regard se pose aériennement sur ces mouvements du temps qui se bousculent et qui viennent de déferler, alors un brin essouflé je perçois à nouveau les saveurs et les couleurs, les émotions et sensations qui se dégagent de la vie chaque seconde. Les thèmes colorés et ensoleillés, et les fresques obscures et sombres.

"Mode hyper-espace désenclenché" annonce la voix douce et sensuelle, mais pronfondément métallique du robot-ordinateur de bord.

La vie glisse autour de nous et en nous si vite! Si vite, ou si intensément? Car ce que nous prenons pour le temps qui coule, ne serait-ce pas plutôt la vie qui s'intensifie? Une conscience qui s'ouvre, une réalité qui se dévoile? ... je veux bien laisser la question en suspens, comme portée par l'éternité, et reprendre le prochain wagon vers la matrice.
En tout cas, vers ce torrent de montagne aux eaux vives qui m'innonde, m'emporte et me rafraîchit chaque jour. En effet, la vie bat son plein et avec une immense palette de vibrations. J'ai parfois la sensation d'être au milieu d'un orage électromagnétique et des pluies d'éclairs d'energie s'abattent un peu partout. Après réflexion, j'ai même l'impression d'être cet orage de foudre, et de mon désordre intérieur, éclatent des intempéries. Intensifiées par ma passion et ma sensibilité, par mes préjugés et mes points de vue, l'équilibre statique du monde est rompu.

Parfois, l'eau jeune et intense des pics enneigés cesse d'être ce véhicule fougueux et imprévisible. La pente diminue, le rythme disparaît. Peu à peu, naturellement, toute notion de cours d'eau délimité par un lit à deux rives s'évanouit. Le calme se fait. L'eau...
L'ordre s'établit, et une profonde vibration stabilise l'onde chaotique que je fus. Plus de son, plus d'image, plus de désir. Autre chose.

Et puis parfois, mon embarcation s'engage dans des eaux plus lointaines, plus de l'intérieur, vers un voyage où le rythme est plus lent, et les émotions plus lourdes. Les eaux d'un fleuve traversant une dense forêt tropicale. Chaleur et humidité, lenteur et pudeur. Le goût est différent, la perception change, et il faut savoir apprécier cette nouvelle onde. Yang Tse Kiang. Le fleuve jaune.

Ainsi, ne suis-je pas ma propre percepion du monde? Le monde n'est pas ainsi, ou d'une autre manière. Il est comme je le vis, comme je le ressens. Il y a la guerre, et la beauté. En moi.

...

Numéro 223! Je relève les yeux du petit bout de papier que je viens de tirer du tourniquet qui indique l'ordre d'attendance.
"Damned!" je vais encore devoir m'éterniser, - m'étherniser - dans ce rade. Je jette un regard anxieux sur le panneau d'appel des numéros : numéro 27... "Bon, 196 numéros à attendre."
Le cadre est spectaculaire : "santiago, administración de extrajeria". Dans un coin obscur de la salle, on pourrait presque discerner Han Solo et Chewbacca venus proposer leur service de contrebandiers au plus offrant. Il y a de tout. Des mamans boliviennes avec leur nouveau né enroulé dans un habit traditionnel, de vieux péruviens à la recherche d'un eldorado de survie, des anglo-saxons en costume cravate aux grands airs d'ambassadeur, des brésiliennes en train d'annoncer au monde que le printemps est arrivé, paraguay, uruguay, colombia... le tout réuni en surnombre dans un espace limité. Et tous venus quemander à une administration fatiguée et enrouée quelques tampons sur un passeport ou une carte d'identité. Derrière un guichet, au bout de la salle, 4 personnes reçoivent toute cette foule patiente et appliquée. Devant elles, plusieurs tampons posés avec une sorte de respect autoritaire règnent sur des armées de piles de papier et de feuilles entassées. Des dossiers également patrouillent dans cet espace ordonné : nulle feuille ne pourra déserter : son numéro indique soigneusement sa localisation, et sa provenance.

Au milieu de toute cette anarchie ordonnée, juste au centre de la salle se dresse un bar en rondins de bois, avec quelques palmes d'arbre tropical. Derrière le bar, un grand gaillard sourit béhatement, comme s'il y avait quelqu'un dans sa tête, mais que ce n'était pas lui : the Dude, en personne, et en white russian permanent. Un chapeau de paille constamment à la limite de la chute posé sur sa tête, the Big Lebowski remplacerait ce foutu tourniquet insipide qui délivre le nombre d'heures à attendre.
- "Señor, permiso, quiero pasar."
Oui oui, je me pousse, voilà... Après une attente d'une heure et demi, autant se rendre à l'évidence, ce ne sera pas pour aujourd'hui. Seulement 80 personnes ont obtenu le saint graal en 2 heures d'ouverture.


C'est donc armé de nouvelles ambitions et de mon casque de moto qu'hier matin, je débarque à la extrajeria qui vient d'ouvrir 15 minutes plus tôt. Arrivant au tourniquet, mon pincement au coeur ne me trompe pas, et ce que je ne voulais pas m'autoriser à penser sans le voir est pourtant réel. Les gens viennent avant l'ouverture, 8 heures du matin, et attendent patiemment leur tour. Seulement 15 minutes depuis l'ouverture, et j'ai le numéro 163!
Alright brother, take it easy... je fais demi tour, et pars à une classe de yoga. Après le om shanti final et l'inévitable namaste cloturant la pratique, je saute sur mon scoot, et repars à la extrajeria... Numéro 164. "Merde, c'est trop con..." Quel incroyable coup du sort! Ma première pensée est de resserrer d'un cran le brasselet d'épines en métal que je porte autour de la cuisse (cette pratique me vient des membres de l'Opus Dei), et de m'infliger quelques coups de martinets bien placés afin d'expier les péchés que Dieu me reproche le bougre, et pour lesquels il me punit de la sorte.
Et puis envahi d'une onde d'insouciance, ou serait-ce le white russian? je brave l'autorité et la loi, m'insurge contre cette matrice que je crée moi même, et avance vers le pupitre d'un pas décidé. "Hola señora, tengo el numero 163...".

viernes, 28 de septiembre de 2007

Le bouddhisme de la liberte

Si tu lis cet article jusqu'au bout, merci...

"La « révolte safran » couleur de la toge des bonzes en colère qui secoue la Birmanie depuis le 18 août pourrait être le début d'importants bouleversements dans la situation politico-stratégique du Sud-Est asiatique.

Le monde occidental assiste, de loin, à une version asiatique de la lutte du "goupillon" contre « l'épée et le bouclier ». Les 500 000 bonzes du bouddhisme birman, suivis par la jeunesse de ce pays représentent une véritable armée dont la puissance réside dans l'inflexible volonté que leur apportent la pratique de la méditation et l'enseignement hérité d'un homme qui devint le Bouddha, né sous le nom de Siddartha Gautama, dans le nord de l'Inde, il y a plus de deux mille cinq cents ans...

Mais déjà en ces derniers jours de septembre 2007, le crépitement des armes automatiques, les explosions de grenades lacrymogènes ont retenti dans le centre de Rangoon, aux pieds de la pagode de la Shwedagon, couverte de d'or et symboles millénaires du bouddhisme birman et à Mandalay, l'antique ville impériale de la dynastie d'Ava dont le déclin et la disparition ont été provoqués par l'irruption de l'armée des Indes britanniques dans le but de mettre fin - sous le prétexte d'éradiquer les débauches et les actes de cruautés de leur dernier empereur - à ses projets d'entente avec les Français désireux d'étendre vers l'Ouest leurs colonies d'Indochine.

Fait intéressant : alors que les journalistes ne peuvent entrer en Birmanie, la généralisation de l'usage de téléphones-caméras permet de lancer, à travers le monde, toutes les images essentielles de la révolte en transformant ainsi la jeunesse de Rangoon et de Mandalay en un peuple de "paparazzi" résistants et utiles.

Déjà le monde entier a pu voir ce que la censure militaire voulait cacher.

C'est la première fois depuis vingt ans qu'est lancé un tel mouvement de révolte dont on ne peut pas dire qu'il ait pu prendre par surprise les généraux de la Junte. Dans une Birmanie apparemment soumise, décrite comme le pays des temples d'or, par les portails publicitaires des agences officielles de tourisme, on ne peut oublier dans les temples, les villes ou les campagnes que la junte a fait tuer, il y a vingt ans, sans état d'âme, trois mille jeunes gens et moines. Leur seul crime avait été d'avoir osé contester le pouvoir de l'Etat militaire, après l'annulation d'élections générales dont les résultats avaient consacré la victoire du mouvement démocrate birman, conduit par Mme Aung Suu Kyi. En les rejetant dans la minorité ces résultats avaient ridiculisé et fait perdre la face aux généraux qui avaient tenter d'imposer au peuple un rapprochement « démocratique » à leur manière, après l'évincement du vieux général Ne Win, celui qui avait imposé sa dictature aux peuples de la fédération et son pouvoir, après l'annulation des élections générales dont les résultats avait consacré la victoire du mouvement démocrate birman, conduit par Mme Aung Suu Kyi. En les rejetant dans la minorité ces résultats avaient ridiculisé et fait perdre la face aux militaires qui avaient un rapprochement « démocratique » à leur manière après avoir évincé le général Ne Win, qui avait imposé pendant vingt-six ans une dictature sans partage aux peuples de la Fédération en chassant le pacifique président U Nu.

Depuis quarante-cinq ans les peuples de Birmanie sont prisonniers de ce régime militaire impitoyable fondé en mars 1962 par ce général pro japonais issu de la résistance anti-britannique durant la Seconde Guerre mondiale.

En une nuit, les Birmans étaient passés de la gouvernance parlementaire momentanément tranquille du président U. Nu à une dictature ubuesque bien pire que n'avait été avant la conquête coloniale anglaise le règne fou de l'empereur alcoolique Tibaw.

En quelques mois une junte de généraux prétendit ouvrir « la voie conduisant au socialisme birman » un mélange harmonieux, selon eux, mais surréaliste, de bouddhisme et de national communisme. Cela avait été plus long que prévu, mais au cours des mois et années suivantes, les membres de la junte avaient nationalisé, c'est-à-dire mis la main, sur tous moyens de production du pays. D'abord la culture du riz, son industrie de décorticage et son commerce national et international, ensuite tout le réseau bancaire, puis l'ensemble du commerce, allant de la boutique mobile des marchandes de soupe aux coins des rues à la grande distribution internationale dont l'administration et les directions furent confiées à des colonels inexpérimentés. Ensuite la monnaie, par un changement de billets qui ruina les deux tiers du pays tandis que les Etats de la fédération, dans leur majorité (Shan, Karen Kachin, etc.) refusaient de reconnaître la constitution fédérative birmane créée au moment de l'indépendance et entraient en dissidence.

Une première révolte des étudiants de l'université de Rangoon, en mai 1962, fut noyée dans le sang. La « Sangha » ainsi que l'on nomme l'assemblée des hautes autorités monacales eut beau organiser sur les lieux de cette tuerie des cérémonies propitiatoires, dans le but de calmer les milliers « d'âmes errantes » des jeunes gens victimes de la cruauté des militaires, rien n'y fit et le pays de mois en mois, d'année en année sombra dans la plus profonde et sinistre des dictatures. Jusqu'au moment ou le général Ne Win, usé par l'âge et les excès, fut écarté du pouvoir par des généraux plus jeunes que lui et dont certains qualifiés de « modérés » avaient imaginé qu'en organisant des élections générales que tout le peuple attendait, ils pourraient établir sous leur direction un régime pseudo-démocrate qui leur aurait permis de durer indéfiniment.

Les résultats de cette consultation populaire furent tels que la junte au pouvoir en 1988, ainsi ridiculisée, ayant perdu la face, décida de les considérer comme nuls et non avenus.

On prétend que le pouvoir rend fou et aveugle. La richesse également, depuis janvier 2005. On a constaté en effet depuis la découverte à cette époque, de gisements de gaz extrêmement importants dans le Nord, en off shore, à l'extrémité du golfe de Bengale, la Birmanie est devenue une des nations potentiellement les plus riches du Sud-Est Asiatiques. L'énorme potentiel d'exploitation qui est désormais à sa disposition, avec la présence de compagnies pétrolières françaises, indiennes ou internationales, a provoqué chez les généraux une sorte de folie des grandeurs entretenue par de grandes puissances telles que la Russie et la Chine ou incontournables comme l'Inde, le Pakistan et l'Indonésie. Ou prudentes comme celles de l'ASEAN.

Les Russes dont les bonnes relations avec Rangoon sont traditionnelles depuis les années 50, et renforcées depuis le coup d'État de mars 1962, y ont vu l'occasion de poursuivre leur progression stratégique, diplomatique et économique vers les mers chaudes d'Asie, selon le vieux rêve de la Grande Catherine. Ils ont vu dans la découverte du pactole pétrolier, qui a donné des moyens financiers illimités à la junte des généraux, l'occasion de renforcer ces liens par des accords industriels, nucléaires, commerciaux et des conventions de coopération militaire entre le gouvernement de M. Vladimir Poutine et la junte. Ces accords ont notamment porté sur la fourniture d'équipement neuf, des chasseurs bombardiers à l'armée birmane et surtout l'inauguration d'une coopération nucléaire avec Rangoon pour la construction d'une centrale et l'établissement de laboratoires de recherche nucléaire médicale.

C'est probablement pourquoi, à Moscou, on ne s'est pas ému au sujet de la « révolte safran », en préconisant un règlement prudent de cette crise.

Alors que les États-Unis et l'Union européenne ont appelé l'ONU à envisager des sanctions contre le Myanmar, après la répression des manifestations d'opposants au régime, le ministère russe des Affaires étrangères a déconseillé mercredi "de profiter des derniers événements pour exercer des pressions ou se livrer à des ingérences dans les affaires intérieures" de la Birmanie. La Russie continue "à penser que les événements au Myanmar ne sont une menace ni pour la paix internationale et régionale ni pour la sécurité", poursuit le communiqué, qui appelle néanmoins Rangoon et l'opposition à "faire preuve de retenue".

Quant à la Chine, dans la perspective des jeux Olympique, elle paraît fort embarrassée, au point que son ministre des Affaires étrangères - fait rarissime - a "recommandé" à la junte de résoudre "pacifiquement" cette crise.

En fait Pékin, manifeste trois préoccupations :

- la nécessité de compter sur un fournisseur constant de produits énergétiques indispensables pour la poursuite de son développement industriel et économique ;

- assurer ses arrières le long d'une frontière de mille cinq cents kilomètres ;

- éviter de se laisser entraîner dans une aventure diplomatique au moment où elle prépare le grand show des jeux Olympiques.

De leur côté, l'Inde et la Thaïlande espèrent continuer à acheter du gaz et du pétrole birmans et, en Extrême-Orient, la Corée du Nord souhaite maintenir de bonnes relations avec le Nyanmar. Elles n'ont aucun intérêt pour l'instant voir un chaos s'installer chez leur fournisseur ou partenaire. Ce déséquilibre risquerait de provoquer une crise majeure dans cette région.

En Asie, tout est atrocement compliqué. Et pourtant la mise en scène actuelle comportant trois acteurs principaux est relativement simple. Logique en tout cas, mais périlleuse pour ses initiateurs.

D'un côté l'armée birmane, « Tatmadaw » dont les effectifs sont supérieurs à 400 000 hommes, biens armés et dont les généraux, au moins ceux qui composent la junte, se sont partagé un butin composé essentiellement des richesses produites par l'exploitation des gisements gaziers et pétroliers, celles des mines de Mogok où l'on extrait les saphirs, les rubis, les jades considérés comme les plus beaux du monde. Sans parler naturellement de la vente de millions de tonnes de riz et de bois précieux.

De l'autre, « le Sangha » qui compte quelque 500 000 bonzes du « petit véhicule » (toge safran). Ils peuvent tenir tête aux militaires avec l'aide du monde bouddhiste extérieur. Il se pourrait qu'il existe un commun accord entre les pays bouddhistes de la région du Sud-Est asiatique.

Pour la première fois depuis le début de leur révolte le 18 août dernier, les moines ont invité la population à les rejoindre dans leur « campagne pacifique pour faire tomber la dictature militaire néfaste ».

Les manifestations de Yangoon (Rangoon) et Mandalay ont confirmé que l'ampleur de la révolte en cours est sans précédent depuis celles de 1988 qui avaient été écrasées dans le sang par les généraux birmans.

« Nous décrétons "ennemi commun" de tous nos citoyens, le despotisme militaire qui "appauvrit et paupérise les gens de toutes conditions, y compris le clergé", a déclaré sur internet une "Nouvelle Alliance nationale des moines birmans" ».

Parmi les causes immédiates de cette révolte figure la hausse du prix de l'essence et du coût journalier de la vie. Ce furent les premiers prétextes du soulèvement, Mais ce qui a pu avoir toutes apparences d'une « fronde sans lendemain » est en train de se transformer en une révolte puissante contre le régime.

Que la population ait été exaspérée par ces augmentations de prix. Cela ne fait pas de doute, d'autant que l'enrichissement spectaculaire des militaires n'avait pas empêché la misère de s'installer dans un pays qui - en dépit de son économie vivrière - ne souffrait pas de la faim. Il y a certainement d'autres bonnes raisons : faut-il les chercher du côté pétrolier ? Ou doit-on considérer ces événements comme le début d'un "containment" de la Chine ? Cela vient-il des membres de l'ASEAN ? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre.

Ou bien l'arrogance des généraux a-t-elle fini par incommoder leurs voisins qui ont vu dans le mécontentement à peine dissimulé d'une population lasse de près d'un demi-siècle de dictature des risques de déstabilisation d'une des régions les plus sensibles du Sud-Est asiatique.

Maintenant qu'ils se sont réfugiés dans leur niz d'aigle par crainte des étudiants, des bonzes et des civils en général de Rangoon, l'ancienne capitale, que vont faire les généraux ?

- faire tirer sur les manifestants pour mettre un terme à ce qu'ils qualifient de « désordres provoqués par les ennemis du peuple » ;

- transiger ? Les Birmans démocrates en exil en doutent fort ;

- céder aux pressions internationales ? Encore moins. Comment accepteraient-ils de le faire alors qu'ils savent que la Chine et la Russie n'approuveront pas les sanctions décidées au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ?

Pour le reste, wait and see. Mais il paraît probable et à craindre que les militaires ne se servent d'Aung Sand Suu Kyui, la « Dame de Birmanie » comme otage en face d'un peuple et d'un clergé bouddhiste venus prier devant sa porte, mais réduits à l'impuissance, tandis que la démocratie une fois de plus, ne leur paraîtra que le leurre trompeur d'un monde occidental invertébré ? "

miércoles, 19 de septiembre de 2007

Visite guidee


Puerto Madero


Plata land

Les quartiers...


La Boca

SoHo



La Boca, port industriel

El cantador de Buenos Aires



Mon destin m'est peut être inconnu, mais mes racines, je les connais.

Je chante ce que je vois, ce que je vis, les gens autour de moi.
Les argentins.






domingo, 16 de septiembre de 2007

Sur America Power

Che! En vivo de Buenos Aires, aprovechando las buenas ondas de la capital, y las de los argentinos.

Bonnes vibrations donc en direct de BA. Beaucoup de photos, des rencontres incroyables, et un groove du voyage qu'il fait bon sentir à nouveau.

Message à un vieil ami parisien : Rodrigue, cette ville c'est n'importe quoi, elle n'attend que toi et ta famille! J'ai passé la journée dans le quartier des antiquaires, ca chine de partout, c'est n'importe quoi. Man, la rue des 3 bornes n'a qu'à bien se tenir!

jueves, 13 de septiembre de 2007

martes, 11 de septiembre de 2007

L'oiseau s'est envole

Paix à ton âme, Joe Zawinul, te voilà parti pour le grand voyage. Que la mélodie soit douce, et résonne sans son telle la vibration profonde du monde

domingo, 2 de septiembre de 2007