Scraptophile

lunes, 18 de febrero de 2008

Contine

J'ai pris la bleue. Maintenant, je me souviens. J'ai choisi de me libérer, et de vivre la réalité. J'ai choisi d'arrêter de penser à moi, d'arrêter de suivre les injonctions et les obligations qui ont depuis toujours guidé mes pas. J'ai choisi de respirer, d'écouter. Et j'ai choisi d'observer, et de faire attention.
Alors, j'ai vu.
J'ai vu que la réalité ressemble au monde des contines enfantines que l'on me lisait étant enfant. Les prairies vertes, s'étendant sous l'immense ciel bleu, les moutons paissant en paix sous le soleil éternel... Les couleurs si binaires, qu'elles ont été crées ainsi par la plume divine.
Les dessins animés... et les histoires absurdes de tous les livres dont l'unique objectif est de faire voyager, de susciter en l'enfant un élan créatif, subtil flirt d'une mémoire toute récente et d'un imaginaire gigantesque.



Mais les mots restent des mots, et l'important est l'émotion de la réalité, celle là même cristalisée en cet instant délicat qui est né au moment où nos yeux ont touché ce divin décor, et qui est mort instantanément. L'attention nous a permis d'entrevoir, puis... rien. Tout ce qui vient après compte t-il?



L'instant que vit l'enfant où il est intégré totalement à l'objet de son attention... cet instant s'appelle méditation. Lorsque parfois, en des moments de grâce, cet état d'âme nous touche, étonnante est alors la perception. Tout est couvert d'amour, comme dans un conte enfantin.

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