Telle une goutte d'encre échappée de la plume céleste, elle se serait écrasée avec éclaboussures, et aurait entaché la pureté de la page vierge d'un papier jauni par les âges. Le Grand Ecrivain, là haut, aurait laché un juron, et de cette onde cosmique se serait crée Santiago.
Pourtant, les pages précédentes et l'élégance de sa prose nous aurait chanté les Andes, composé les contours de la côte pacifique, et peint la grande plaine fertile du centre, là où même chaque année naissent les ensoleillés vins chiliens. Généreux et pleins de vie.
A croire que la seule intervention de l'homme suffit à détruire la médodie d'une symphonie qui s'accorde harmonieusement entre terre, ciel et mer, neige, feu et soleil. Chili, pays des extrêmes n'est autre que l'objet de toutes les convoitises de l'homme qui y habite. Et l'autochtone n'est lui même que le reflet de l'incroyable force et perturbation d'un ensemble de terres sauvages qui lacèrent le continent en ce bout du monde. Ceinture de feu et cercle sismique de la planête agissent telle une immense cicatrice le long des Andes, s'étirant de la pointe sud et des terres oubliées patagoniennes où vents et glaces règnent de leur grandeur, jusqu'au nord désertique et arride. Et en plein milieu de ces 4300 km s'étend la métropole, véritable orgie humaine puisque la capitale ne regroupe pas moins du tiers de la population chilienne.
Ainsi, il n'est pas difficile d'imaginer le chaos et le désordre qui règnent dans cette ville fondée en 1541. Entre anxieté et asphyxie urbaine, l'homme ronge petit à petit, mais de plus en plus, la toile qu'il a lui même tissée. Pourtant, reflet de la nature qui l'entoure, comment l'homme n'en serait-il pas illuminé?
1 comentario:
Qu'il est bon de te lire a nouveau.
Vertes cites ou etes-vous? Un seul hiver a Santiago.
Continue a nous faire partager, O'brother
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